Hier et aujourd'hui

 Au Moyen-Age

 
Au Moyen-Age, la Bastide est une dépendance des châteaux de Lastours qui dominent la vallée de l’Orbiel et contrôlent le passage vers les richesses minières de la Montagne Noire. C’est le seigneur de ces forteresses, Roger-Pierre de Cabaret, qui donne son nom actuel au Cabardès (les terres de Cabaret) et au domaine dans RougePeyre (venant de Roger-Pierre).
 
Roger-Pierre de Cabaret participe à la résistance occitane menée contre les ennemis de la papauté que sont à cette époque les croyants cathares, coupables d’hérésie. Ce seigneur occitan a hébergé une communauté cathare qu’il a défendu plusieurs fois contre les attaques de Simon de Montfort. En 1211, il finit par se soumettre volontairement. Les quatre forteresses tombent dans le domaine royal en 1243, ce qui n’empêche pas les châtelains d’y continuer leur foi cathare.
 
De Louis XIV au siècle dernier
 
A partir du 17ème siècle, ce sont les aïeux des actuels propriétaires, le comte et la comtesse Dominique de Lorgeril, qui marquent le terroir par leurs actes, leurs engagements et leur résistance.
 
Neuf générations d’une même famille de vignerons se succèdent. Au lendemain de la première guerre mondiale, l’union de Paule de Pennautier avec le comte Christian de Lorgeril (grand-père des actuels propriétaires) donne un nouvel élan au vignoble.
 
Il aura fallu beaucoup d’opiniâtreté aux parents de Dominique de Lorgeril, beaucoup de patience aussi, pour obtenir, en 1973, la dénomination VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure) puis, en 1999, l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlé).
 
De nos jours
 
Le comte et la comtesse Dominique de Lorgeril reprennent la destinée du vignoble en 2006. Passionnés par cette nouvelle aventure, ils s’investissent complètement. Aussitôt, un vaste travail de restructuration du vignoble est entrepris. Il vise la conservation des vieilles vignes dans les plus beaux terroirs et l’amélioration du plan d’encépagement. Le plan de réhabilitation concerne aussi le bâti avec la remise en état du chai d’élevage, ainsi que le réaménagement des bureaux, du caveau de dégustation et des abords de la propriété (réfection d’ouvrages en pierres sèches, décrépissage des enduits en ciment recouvrant la pierre d’origine du mur face lavoir).
 
Dans une salle du vieux logis, qui sert notamment à la réception des groupes, deux belles tapisseries d’art du 18ème siècle ornent les murs. Celles-ci représentent des scènes bucoliques mettant en scène des animaux dans des clairières ombragées comprenant (pour l’une) des éléments d’architecture.